Barrage de Sivens : la Commission européenne n’a pas la légitimité d’intervenir !

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Communiqué de presse de Julien Leonardelli, secrétaire départemental du Front National de la Haute-Garonne,

Les opposants au projet du barrage de Sivens ont saisies la Commission européenne qui semble alors, prête à lancer une procédure de mise en demeure contre la France pour non-respect de certaines directives européennes, notamment celles concernant la protection des forêts. L’Union européenne est en effet impliquée dans l’affaire du barrage de Sivens car elle finance à elle seule, pas moins de 20% du projet pour un montant avoisinant les 2 millions d’euros.

Le Front National de la Haute-Garonne que je représente, déplore que la Commission est le pouvoir de remettre en cause le projet et même d’en ordonner l’arrêt immédiat. Pour nous, c’est la France de décider et la Commission n’a en aucun cas la légitimité de savoir et de dire ce qui est bon ou pas pour nous.

Cette affaire démontre ce que nous dénonçons depuis longtemps : l’echec cuisant de la décentralisation des politiques d’aménagement du territoire, mais aussi et surtout la vulnérabilité des cofinancements entre collectivités territoriales et fonds européens.

Les règles du jeu sont fixées par l’Union européenne qui même dans le cadre d’un projet d’intérêt général pour notre pays, peut être soumis à posteriori à la censure de la Commission européenne si ce dernier ne respecte pas certaines normes et conditions.

Cette situation dure, mais n’en demeure pas moins inacceptable puisqu’elle conduit progressivement à la mise en oeuvre de partenariats précaires qui font abstraction des politiques d’intérêt général, censées présider à l’aménagement de notre territoire. En outre, elle nous enseigne que le déploiement des fonds européens n’est qu’un leurre qui vise à se substituer aux politiques nationales d’aménagement du territoire et ainsi vider de toute sa substance, la souveraineté nationale.

Non, pour nous, ce n’est pas à l’Union européenne de décider de la poursuite ni du projet du barrage de Sivens, ni de tout autre projet d’intérêt général, mais bel et bien à l’Etat français. C’est d’ailleurs à ce titre que nous demandons à ce que le gouvernement socialiste se refuse à abandonner le projet sous la pression de la Commission européenne.