Haute-Garonne : l’entreprise centenaire Brussanges déménagée en douce à l’étranger ?

Tribune libre de Julien Leonardelli,
Délégué départemental du Rassemblement National de la Haute-Garonne,
Conseiller régional d’Occitanie,

Au retour de leurs congés les ouvriers de la société Brussanges située sur la commune de Bessières dans le Nord de la Haute-Garonne, ont découvert avec effroi des chaînes et de nouvelles serrures posées par le dernier repreneur espagnol pour leur interdire l’accès à l’usine. Plus inquiétant encore : la moitié des machines nécessaires à la fabrication des célèbres « Cheveux d’ange » ont été déménagées en catimini durant leur absence.

L’histoire de ces vermicelles fins va-t-elle alors s’arrêter brutalement après 146 ans d’existence ? Voilà une question qui est actuellement sur toutes les lèvres dans le Nord-toulousain. Et pour cause, ce scénario inquiète bien au-delà des effectifs de l’entreprise, puisqu’il rappelle douloureusement celui de Molex à Villemur-sur-Tarn, où le repreneur américain avait fait croire à une faillite pour liquider un site rentable, spécialisé dans la connectique automobile.

Le Rassemblement National de la Haute-Garonne partage l’immense détresse des salariés de Brussanges qui attendent de savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Il dénonce l’inaction coupable du gouvernement Macron, dont le Premier ministre Édouard Philippe vient pourtant de passer trois jours consécutifs en Haute-Garonne, sans même avoir un mot pour les ouvriers.

Dans l’exercice du pouvoir, le « nouveau monde » ressemble tristement à l’ancien qui, en toutes circonstances, préféré détourner le regard plutôt que d’envisager une seule seconde de renoncer aux dogmes dévastateurs d’une mondialisation sauvage qu’ils vénèrent sans tabou, à l’heure où partout en Europe les peuples crient leur soif de protection et de liberté.

Le maintien des emplois en France passe évidemment par le retour d’un État stratège, soucieux de défendre ses intérêts nationaux. Seule une politique intelligente de patriotisme économique, semblable à celle appliquée notamment par le Président Trump, qui a permis d’ailleurs aux États-Unis d’atteindre un taux de chômage historiquement bas, peut permettre à notre pays de retrouver le chemin de l’emploi.

Seule Marine Le Pen porte cette vision stratégique, alliant protectionnisme, patriotisme et investissement, à travers un contrôle rigoureux des investissements étrangers, rendu possible grâce à une « Autorité de Sûreté Economique » qui, sous la tutelle de la Caisse des Dépôts et Consignations pourrait créer un fonds souverain avec pour mission de préserver les entreprises françaises des fonds vautours