Julien Leonardelli écrit au Président de la Confédération des buralistes d’Occitanie

Monsieur Gérard VIDAL
Président de la Confédération des
Buralistes d’Occitanie et de Haute-Garonne
24 Rue d’Alsace Lorraine
31000 TOULOUSE



Julien LEONARDELLI

Conseiller régional d’Occitanie
Secrétaire départemental du
Front National de Haute de Haute-Garonne

 

Toulouse, le lundi 23 octobre 2017

 

Monsieur le Président de la Confédération des Buralistes d’Occitanie,

 

Je comprends l’amertume des buralistes face aux nouvelles contraintes que le Président Macron s’apprête à imposer à votre profession, pourtant déjà soumise à une réglementation très stricte. Le passage du paquet de cigarettes à 10 € d’ici 2020 est sans aucun doute la plus emblématique, inspirée davantage à mon sens par une idéologie ultra libérale et punitive que par de réelles préoccupations de santé publique. L’absence totale de propositions concrètes sur la question majeure de la contrebande est d’ailleurs là pour en témoigner.

Je me réjouis des efforts que vous avez engagés au travers de votre campagne publicitaire pour vous faire entendre en Haute-Garonne, mais je ne m’étonne pas que ces derniers se soient heurtés à l’indifférence générale d’une classe politique locale qui a contribué unanimement à l’élection d’Emmanuel Macron lors des dernières élections Présidentielles.

J’ai pris connaissance avec la plus grande attention des mesures que vous proposez et je les partage. Fils d’artisan boulanger, salarié de l’entreprise familiale, je connais les préoccupations de ces commerçants qui bien qu’accablés de taxes, pénalisés par la baisse continue du pouvoir d’achat de nos compatriotes et victimes de braquages de plus en plus fréquents, ne se résignent pas, car conscients d’être les animateurs indispensables de la vie de nos villes et nos villages.

Dans un premier temps, il est indispensable de prendre à bras le corps la lutte contre les trafics. Celle-ci doit être menée au quotidien par nos forces de l’ordre qui connaissent déjà les théâtres d’opérations des trafiquants et qui n’attendent que des consignes claires pour agir. Il convient également d’associer les services de douanes qui disposent quant à eux d’instruments juridiques exceptionnels à leurs actions de répression. Seule une politique dissuasive peut permettre de stopper les marchés parallèles dont pâtit notre économie locale.

Dans un second temps, des campagnes de sensibilisation doivent continuer à voir le jour. Celles-ci seront d’autant plus efficaces lorsqu’elles interviendront à l’occasion d’un renforcement des peines encourues pour trafic. Sinon, je crains qu’elles ne soient encore une fois assimilées aux désormais traditionnelles campagnes anti-tabac dont les résultats se font attendre.

Les buralistes doivent savoir qu’ils peuvent compter sur le Front National pour défendre en toutes circonstances les spécificités du modèle français.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Julien LEONARDELLI