Julien Leonardelli «On est là pour remporter cette élection»

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C’est dans le cadre d’un bistrot bien connu des frontonnais que la liste du Front National candidate sur le canton de Villemur-sur-Tarn, avait donné rendez-vous à la presse, vendredi 6 février 2015.

Qui sont les candidats du Front National ?

Julien Leonardelli (28 ans, de Villeneuve-lès-Bouloc, travaillant dans l’artisanat) et Carine Burgalat, (23 ans, de Fronton, travaillant dans l’œnotourisme Fronton) formeront le binôme titulaire. Les remplaçants étant Fabienne Brun (50 ans, de Buzet-sur-Tarn, artisan Taxi) et Michel Gontier (69 ans, de Bouloc, retraité du commerce). Julien Leonardelli est Secrétaire départemental du FN31. C’est avec son soutien que Michel Gontier avait voulu présenter sa candidature aux dernières élections municipales à Bouloc. Quand à Carine Burgalat, nouvelle venue dans la vie politique, elle explique son engagement : « depuis que je suis en âge de comprendre, j’ai toujours suivi le débat politique, avec mes convictions qui se rapportent au FN. J’en avais marre de ne pas me faire entendre, que ma génération ne soit pas représentée. Là, on a l’occasion de faire quelque chose de bien…» Une première candidature sur ce Canton de Villemur-sur-Tarn où le changement de nom aura fait parler. « Cela aurait été mieux de faire comme dans le Tarn où le nom du Canton n’est pas celui d’une commune mais d’un territoire. On aurait pu l’appeler Canton de Frontonnais ». Et si Villemur était la plus grosse commune fin 2013, « d’après les derniers chiffres de l’INSEE, le canton s’appellerait aujourd’hui le Canton de Castelnau » précise celui qui fera office de porte-parole lors de cette interview.

Engagement et ambitions pour le canton de Villemur-sur-Tarn

« Nous sommes engagées avec passion dans cette campagne sur notre territoire avec dévouement pour notre Canton ». L’objectif ? Julien Leonardelli l’explique : « Protéger et sauvegarder notre Département pour garder notre pays tel que nous le connaissons, garder ce côté de proximité important, chose à l’heure actuelle mis à mal par les différentes réformes. Nous sommes touchés par cette liquidation, liée à l’échec, aux pertes des traditions. Ils souhaitent mettre en place un schéma que nous combattons, celui des interco, des méga régions et de l’Union Européenne. Nous souhaitons maintenir un schéma Commune/Département/Nation ». Et Michel Gontier de continuer : « Un des autres enjeux sera de réunir les gens qui ne veulent plus voter, ceux qui sont dégoûtés ». Et Julien Leonardelli de renchérir: « voter prend deux minutes en se promenant, en allant chercher le pain… Il faut s’exprimer. Nous proposons un changement radical avec du dynamisme et de la jeunesse. On souhaite apporter une voix nouvelle à cette assemblée Départementale qui est monotone et où il n’y a qu’un seul son. Au FN, nous n’y avons jamais eu l’élu , l’objectif est clair : franchir les portes du Département. On ne veut pas apporter aux électeurs un chèque en blanc ». Quand on lui demande les premières choses qu’ils feraient ? « Prendre à cœur ce rôle et faire un état des lieux. ».

Partis politiques à la loupe …

« Le binôme Champagnac/Dumoulin ou le binôme Cabessut/Raysseguier, ce sont blanc bonnet et bonnet blanc », commente Julien Leonardelli. « On rentre dans une élection départementale. C’est une élection politique. Nous sommes sur ce secteur et dans la Haute-Garonne, les seuls à se présenter avec une étiquette estampillée, avec notre logo affiché, visible de tous, on ne le cache pas contrairement à d’autres et nous sommes présents dans les 27 cantons du département. Il ne pas rougir de son étiquette politique ». Et de continuer « Il y a des caméléons de la vie politique. Quand on regarde les tracts du binôme de droite, Champagnac/Dumoulin, à part la croix Occitane, pas facile de s’y retrouver. On fournira bientôt une loupe aux électeurs avec le programme ».

Changement et propositions

« Les réformes actuelles, c’est comme une grande brocante ». Et Julien Leonardelli insiste : « Ce sont toujours les mêmes qui dirigent, regardez Pierre Izard, cela fait 30 ans qu’il est à la tête du Département. Il faut du changement, la vie des citoyens change tous les jours ! Certains sont bien assis à leurs sièges et ils continuent de les visser ! La voix du peuple peut déboulonner les sièges ». « Maintenir les Départements, leur faire faire des économies, lutter contre la fraude sociale et les subventions abusives, aider les retraités vivant sous le seuil de pauvreté, être aux côtés des agriculteurs et viticulteurs, mettre en place un service public avec plus de proximité, revoir la place des handicapés » : autant de thème également évoqué lors de cette conférence de presse. Et d’évoquer l’avenir du Canton de Villemur-sur-Tarn : « on vit un désastre social, il n’y a plus de tissu économique. On est un territoire entre deux pôles, Toulouse et Montauban. Les métropoles nous aspirent, ce sont des ogres ambulants. Si des communes comme Castelnau se développent, c’est parce qu’ils ont l’autoroute à proximité. Pourquoi ne pas proposer une sortie d’autoroute un peu plus loin, entre Castelnau et Montauban ? Idem pour la gare. Il faut apporter de l’oxygène à ce territoire et faire les choses différemment. On doit être force de proposition, même quand ce n’est pas dans notre compétence. On n’est pas là pour faire de la figuration. On est là pour remporter cette élection ».

Article du « Petit Journal du Pays Toulousain » du 27 février 2015.