Julien Leonardelli : «Nous serons de tous les combats» – Interview du Petit Journal du Pays Toulousain

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Vendredi 23 septembre 2016, le Front National de la Haute-Garonne faisait sa rentrée politique à Castelginest, en présence de Steeve Briois, Député européen et Maire d’Hénin-Beaumont. A cette occasion, nous avons rencontré Julien Leonardelli, secrétaire départemental du Front National et Conseiller Régional d’Occitanie. L’occasion d’en savoir plus sur celui qui, à 29 ans, fait parti des personnalités politiques régionales les plus actives sur les réseaux sociaux …

Le Petit Journal du Pays Toulousain : Quel était l’objectif de ce meeting avec Steeve Briois à Castelginest ?

Julien Leonardelli : C’était la rentrée du Front National de la Haute-Garonne. On a voulu marquer le coup pour cette année qui va être riche avec les élections présidentielles et les législatives. L’idée était d’organiser cette réunion publique à Castelginest car nous souhaitons que l’ensemble de nos événements bougent et touchent toutes les communes du département. Nous avons convié Steeve Briois car il est l’un des symboles de la réussite politique de notre parti.

LPJ : Personnellement, votre engagement en politique remonte à quand ?

JL : J’ai commencé à militer en 2004 aux élections Régionales, j’étais à Perpignan et je militais pour la liste du Front National conduite par Alain Jamet. En 2005, j’ai adhéré au Front National le 14 juillet, le jour de mes 18 ans. J’ai toujours été intéressé et passionné par la Politique. Quand je prenais le bus scolaire pour aller au collège , les lendemains d’élections, j’achetais toujours le journal pour voir et analyser les résultats. J’ai toujours voulu m’investir, m’engager pour les autres, pour le développement de la cité et plus largement de notre pays.

LPJ : Autre étape en décembre dernier avec les Régionales. Votre premier mandat électif après un long parcours politique ?

JL : Oui, ce mandat de Conseiller Régional est mon premier. J’ai souvent été sur des listes  (Cantonales et Municipales à Perpignan en 2008, puis Régionales en 2010, Cantonales en 2011 et Législatives en 2012, tout ça dans les Pyrénées-Orientales. En 2013, j’ai rejoint la Haute-Garonne où j’ai repris la tête de la Fédération du Front National. J’étais sur la liste de Serge Laroze pour les Municipales à Toulouse. En 2015 j’étais candidat aux Départementales sur le Canton de Villemur-sur-Tarn, ce territoire du Frontonnais que j’ai en quelques sortes « épousé pour la vie », puisque j’y est rencontré celle qui est devenue ma femme et la mère de mes deux enfants. Enfin, en fin d’année j’étais présent sur la liste Régionale conduite par Louis Aliot.

LPJ : Vous êtes 40 élus du Front National à la Région Occitanie. Quel est le premier constat ?

JL : Nous avons face à nous une Présidente de Région qui a une majorité constituée de bric et de broc. C’est un calcul électoral, plus qu’une pensée commune. On voit qu’elle a une majorité fébrile, que par tous les moyens elle essaye d’échapper à Toulouse en centralisant tout sur Montpellier. Je peux vous dire que les services de Toulouse qui l’a connaissent depuis longtemps, sont aujourd’hui très mécontents …

LPJ : Quel est votre rôle à la Région ?

JL : Je suis présent dans trois des vingt commissions, ainsi qu’à la commission permanente. A la commission aménagement du territoire, économie de proximité et économie touristique. Ces commissions me passionnent d’autant plus qu’elles touchent toutes à mon expérience professionnelle, personnelle, mais aussi politique.

LPJ : Comment préparez-vous les prochaines échéances électorales en Haute-Garonne ?

JL : On se mobilise activement sur le terrain pour les Présidentielles et ensuite ce sera les Législatives. Notre victoire future passera par le contact avec nos concitoyens. Il y a dix circonscriptions en Haute-Garonne. Nous sommes d’ores et déjà en phase de pré-investiture. Pour l’heure, nos candidats potentiels sont formés et mis à l’épreuve sur plusieurs sujets avec un cahier des charges  pour voir si ils répondent aux critères qui sont demandés par le Mouvement. En janvier, je présenterai nos candidats.

LPJ : Il y aura des candidats sur toutes les circonscriptions ?

JL : Il y aura 10 candidates ou candidats pour porter les couleurs du Front National sur les 10 circonscriptions de notre département.

LPJ : Vous en serez ?

JL : Je suis de tous les combats lorsqu’il s’agit de défendre et de faire avancer notre courant d’idées. Donc, si ma Présidente me demande d’y être, j’y serais.

LPJ : Beaucoup de communes revotent ces temps-ci : Saint-Lys, Seilh, Verfeil, etc. Vous suivez ça ?

JL : Pour Saint-Lys, créer une liste ça a été compliqué pendant l’été. Verfeil, je ne sais pas encore. Pour Seilh, nous allons étudier la situation. Globalement, ça bouge pas mal dans le Volvestre et le Frontonnais. En 2020, il n’y aura pas forcément que des listes 100% Front National, car nous essayons aussi d’être présents dans des listes d’intérêts communaux.