Macron à l’Élysée, encore trois ans à tenir !


Tribune de Julien Leonardelli,
Conseiller régional d’Occitanie,

Jour d’anniversaire au Palais de l’Elysée, cela fait deux ans qu’Emmanuel Macron est arrivé à la tête de l’Etat. Il y a deux ans, il annonçait aux Français qu’il les avait sauvés du chaos et qu’il allait rompre avec les convenances du vieux monde. Aujourd’hui, nous avons le chaos et les mêmes habitudes du passé. Quelle gueule de bois pour les Français qui ont cru en sa douce mélodie !

Nous pouvons avoir de la pitié pour lui, lui qui croit être devenu le maître de tout : maître des horloges et des hommes, toujours flatté par ses communicants et ses courtisans, au point qu’il n’imagine pas un seul instant que son propre destin ressemble déjà au destin maudit de ses prédécesseurs… Sarkozy avec sa présidence bling-bling sur ressorts et Hollande avec sa présidence mollassonne, tous deux, champions du monde de l’impopularité et de l’échec. De plus en plus détesté, Emmanuel Macron cumule les mauvaises réformes et les scandales d’Etat.

Dans tous les domaines, Macron, c’est la gauche et la droite…En pire ! Une fiscalité toujours plus injuste pour les ménages modestes (hausse de la CSG, suppression de l’ISF), des personnes vulnérables toujours plus marginalisées (Loi Elan avec la réforme du droit sur les mesures sur les logements accessibles aux handicapés moteur), un droit social toujours plus bafoué (ordonnances du Code du Travail), un système éducatif toujours plus inégalitaire (Réforme Blanquer sur l’école de la confiance), une ruralité toujours plus sanctionnée (réduction de la vitesse à 80km/h), une puissance publique toujours plus affaiblie (privatisation des aéroports de Paris et de la Française des Jeux, affaire Benalla…)

Emmanuel Macron est passé du désir d’horizontalité à une brutale verticalité. Jupiter décidant seul ou avec un cercle restreint de courtisans, méprisant le Parlement et le peuple français avec son arrogance coutumière en multipliant toute une série de petites phrases blessantes, raillant les fainéants, les Gaulois réfractaires, les gens des gares qui ne sont rien ou « Jojo le Gilet jaune » …

Ce qui est sûr c’est que, samedi après samedi, les Gilets Jaunes rappellent la fracture qui s’est creusée entre un pouvoir jugé trop parisien et déconnecté vis-à-vis d’une France qui se sent de plus en plus exclue des décisions, voire des préoccupations de ses dirigeants. Le 26 mai, l’occasion nous est donnée de lui donner une bonne correction. En votant pour la liste de Jordan Bardella, faites comprendre au Président de la République que notre pays ne se laissera pas faire et qu’en démocratie c’est le peuple qui détient son destin en main.

Bon anniversaire mister président.