Paris brûle, Macron fait du ski : l’impuissance gouvernementale est volontaire !

Tribune de Julien Leonardelli, conseiller régional d’Occitanie,

Le samedi 16 mars dernier, vous avez découvert comme moi des scènes de véritable guérilla à Paris sur les Champs-Elysées. Détérioration de mobiliers urbains, commerces saccagés, force de l’ordre agressées, immeubles en feu … voilà le désastreux bilan d’une journée de mobilisation, non pas des « Gilets Jaunes », mais des « Black-blocs » qui, avec l’aide des milices d’extrême-gauche, ont mis notre capitale à feu et à sang.

Je me souviens d’une classe politique et médiatique, qui en 2017, prédisait le « chaos » aux Français en cas de victoire de Marine Le Pen à la présidentielle. Chacun peut constater, deux ans plus tard, qu’avec l’élection d’Emmanuel Macron à la tête de l’Etat, le chaos s’est installé depuis déjà 18 semaines dans notre pays.

Pire encore, les Français découvrent avec des yeux ébahis qu’il existe en France, une complaisance d’Etat à l’égard des acteurs du chaos. Depuis des années, les milices autoproclamées « antifas » multiplient les actions violentes en marge des manifestations. Ces anonymes, vêtus de noir, souvent cagoulés et armés se permettent toutes les violences. Leur champ de bataille, c’est la rue : ils avancent prétendument contre le racisme, l’islamophobie, l’homophobie mais détériorent tout, affichent leur haine du « flic » et brutalisent ceux qui s’opposent à eux. Le prétendu antifascisme de ces organisations est en réalité la réincarnation d’un fascisme des temps modernes, qui défie la France et la République.

Dans ces circonstances, l’image d’un Président de la République qui fait du ski pendant que Paris brûle, comme celle d’un Ministre de l’Intérieur qui parvient à faire arrêter préventivement des milliers de manifestants pacifiques, sans même toucher aux casseurs d’extrême-gauche, viennent démontrer que l’impuissance qui caractérise le gouvernement Macron, n’est pas inattendue mais bien volontaire.

L’attitude complaisante du gouvernement Macron n’a qu’un seul objectif : aggraver un climat d’anxiété pour maintenir la pression et discréditer les manifestations passives de dizaines de milliers de « Gilets Jaunes », dont les revendications restent plus que jamais légitimes. Cette stratégie de la peur illustre l’ambiance de fin de régime qui règne à Matignon et à l’Élysée.

Pour préserver nos libertés fondamentales et permettre un véritable débat démocratique dans notre pays, il est urgent de dissoudre ces groupuscules violents, connus des services de renseignements. La loi républicaine doit être réaffirmée partout et en toutes circonstances. Enfin, alors que le « Grand débat national » touche à sa fin, le Président de la République doit annoncer aux Français des mesures économiques et sociales concrètes, que le peuple souverain sera à même de trancher par le suffrage universel.